La Fondation Rose Marie Guiraud, créée en 1973 par la célèbre chorégraphe et danseuse ivoirienne Marie Rose Guiraud, est une institution dédiée à la promotion des arts et de la culture africaine. Cette fondation est une réponse à la vision de sa fondatrice qui voulait préserver et transmettre le riche patrimoine artistique de l’Afrique.
PRESENTATION DE LA FONDATION GUIRAUD MR : EDEC
La Fondation Rose Marie Guiraud comprend une Ecole de danse et d’échanges culturels (EDEC), un département d’insertion sociale, un département d’actions sociales, une structure d’éducation de base, des salles de spectacles, une troupe artistique : ‘’Les Guirivoires’’, un département d’art monumental.
L’EDEC (Ecole de Danse et d’Echange Culturels)
L’EDEC est connue sous le titre d’une école artistique dédiée à la préservation de la danse traditionnelle chorégraphique, la musique, le théâtre, la culture africaine.
En plus des étudiants réguliers et internationaux, en raison de l’enthousiasme de nombreux défavorisés (déshérités, déscolarisés, orphelins …) qui ne pouvaient pas payer les frais scolaires de l’EDEC. Mme Guiraud, par générosité, a développé un programme philanthropique d’études afin d’aider ces jeunes artistes à poursuivre leurs études artistiques et professionnelles à l’EDEC.
L’EDEC donne une formation professionnelle artistique couronnée d’un BT (Brevet Technique) et d’un BTS (Brevet de Technicien Supérieur) artistique. Plus de mille de ses étudiants sortis diplômés de cette école depuis 1973 jusqu’aujourd’hui sont dans le monde entier. C’est grâce à cette activité que l’EDEC a été reconnue comme l’une des écoles associées de l’UNESCO en 1991…
En outre, l’EDEC offre des ateliers, des stages de danse et de percussion avec des cours de gymnastique par la danse.
NB : Tous ceux qui souhaitent faire une profession artistique, au tourisme et loisir y sont invités.
La Compagnie de danse « Les Guirivoires »
C’est une Compagnie de Danse crée en 1973 par feue Rose Marie Guiraud et était dirigée par elle-même. Les Guirivoires étaient à l’origine composés d’étudiants de l’école de danse privée de Mme Guiraud, EDEC (École de Danse et d’Echanges Culturels). La majorité de ces danseurs était des jeunes enfants défavorisés, orphelins de guerre et enfants de la rue qui ont été élevés et formés par Mme Guiraud.
La Compagnie « Les Guirivoires » est le premier Ballet national de Côte d’Ivoire avant la création du Ballet national qui a été également crée par Mme Guiraud en collaboration avec le regretté Mamadou Condé.
« Les Guirivoires » aujourd’hui sont des élèves diplômés ou certifiés de l’EDEC. Ces jeunes danseurs, chorégraphes, musiciens, percussionnistes, chanteurs, acteurs, ont réussi à développer leurs talents et à transformer leur vie en stars de la danse africaine. Ils sont également des excellents professeurs qui font aussi la fierté et l’exemple en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le Monde entier.
Les Guirivoires travaillaient sous la présidence de feue Madame Rose Marie GUIRAUD et son époux EMMETT O. Mc Donald Président de la Fondation et sous la direction de M. TEHE Lazare et ses collaborateurs qui avec les Guirivoires ont acquis une notoriété nationale et internationale. Cette compagnie continue ses tournées dans le monde avec succès international depuis sa création en 1973 jusqu’ aujourd’hui.
Cette Compagnie de danse est toujours à la disposition de tous les festivals, toutes rencontres artistiques, des marchés des Arts, partout où l’on souhaiterait faire des échanges culturels avec l’Afrique en général et en particulier avec la Côte d’Ivoire.
Exemple de quelques danses du répertoire artistique des Guirivoires.
Le répertoire est constitué en particulier des danses des différents grands groupes ethniques de la Côte d’ivoire, de la sous-région et de l’Afrique en général.
Exemple des danses exécutées lors des jeux de la Francophonie et leur explication.
- LE N’GORON : Danse traditionnelle initiatique, de réjouissance pratiquée par les sénoufos, peuples situés dans le nord de la Côte d’Ivoire. Cette danse est pratiquée de génération en génération. elle est avant tout culturelle. Son caractère initiatique marque la fin d’un processus déjà entamé par les jeunes garçons sortant du bois sacré. Elle est dansée ou du moins exécutée par les jeunes filles n’ayant pas encore perdu leur virginité, supposées être les compagnes de ces jeunes garçons initiés, finissant leurs rites initiatiques du « poro ».
- LA CHASSE : C’est la danse exécutée par ces jeunes initiés cités plus haut, elle relate leurs exploits de grands guerriers et chasseurs.
- L’ABODAN : Elle est pratiquée généralement par les agnis situés dans le Sud-Est de la Côte d’Ivoire. C’est une danse culturelle très spéciale en ce sens que les mouvements pratiqués sont significatifs. Elle est exécutée de nos jours pendant les cérémonies rituelles et de réjouissance.
- Le TCHAGBA : C’est une danse des peuples du sud tels que les Ebriés. Cette danse initiatique, dénommée danse des générations est exécutée par les générations sortantes, parmi lesquelles ces jeunes font une démonstration de force pour exprimer leurs esprits guerriers. Le masque ou guerrier dirigeant la génération sortante est celui qui danse avec le couteau et machette en main et dans la bouche. Il arbore un chapeau orné de miroir.
- Le GBEGBE : C’est une danse du Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire. Elle est pratiquée par les Bété. C’est une danse qui est exécutée pendant les événements rituels, spirituels et aussi de réjouissance. Les rythmes du GBEGBE sont fonction du ressenti de l’acteur qui le pratique. Au sens où tous les mouvements de ce dernier mettent en exergue l’expression ou les pensées les plus refoulées du danseur.
- Le TEMATE : C’est une danse pratiquée dans l’ouest de la Côte d’Ivoire par les peuples Wê et Dan. Elle signifie ce qui est parfait. Le TEMATE a été créé par un certain SEA à Séambly dans le département de Facobly. C’est une danse de réjouissance. Elle relate le processus de la culture du riz jusqu’à sa consommation à travers des pas de danse bien rythmés.
- Le BOLO SUPER : Danse pratiquée par les peuples du Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire tels que les KROUMEN elle exécutée pendant les événements de réjouissance. C’est une danse un peu comique où l’on s’habille selon le modèle des années 50.
